mehdi benchohra


À Oran, j'ai vécu des émotions. Bon nombre de rues ou de bâtiments cités n'existent plus. La Calère a tout simplement disparu. Mais dans mon cœur, à travers ce texte, j'exprime l'ancienne Oran que personne ne me prendra. Elle reste mon souvenir le plus précieux.

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L' amitié est l' âme et la vie du monde

Posté à 17:23, 3/12/2007

 L' amitié est l' âme et la vie du monde, plus nécessaire, disent les sages, que le feu et l' eau : (...) : c' est le soleil, le baston, le sel de notre vie ; car sans icelle tout est ténèbres ; et n' y a aucune joie, soutien, ni goût  de vivre : (...). Et ne faut penser que l' amitié ne soit utile et plaisante qu' en privé, et pour les particuliers ; car encore l' est-elle plus au public, c' est la vraie mère nourrice de la société humaine, conservatrice des états et polices. Et n' est suspecte ni ne des plais qu' aux tyrans et aux monstres, non qu' ils ne l' adorent en leur coeur, mais pour ce qu' ils ne peuvent être de l' écot. L' amitié seule suffit à conserver ce monde.


Je ne suis pas cultivé

Posté à 17:20, 3/12/2007

Je ne suis pas cultivé, j'ai eu pour maîtres la faim et le dénuement.

Mais mon pain est fait de bonne semoule non empruntée, ma demeure n'est pas inconnue

Je ne suis ni envieux, ni ingrat; je reste digne et mène une vie honnête.

Les proches et les étrangers peuvent en témoigner : je n'ai pas l'habitude de médire d'autrui ou de calomnier les absents.

Mes os ne sont pas à ronger ! Je ne suis pas stérile ; ma terre n'est pas desséchée.

Un lion demeure un lion; même vieillissant, les loups le redoutent.

On ne peut être mené et mener à la fois, tenir la barre au plus fort de la tempête.

 


Les oranais ont oublie, une grande partie d'Oran

Posté à 17:14, 3/12/2007

Les oranais ont oublie, une grande partie d'Oran, le lieu de leur naissance et de leur enfance. Sous l'oeil d'un Marabout « Sidi El Houari patron de la ville.
Il est évident que je suis personnellement incapable de décrire cette ville, ses habitudes et sa vie toute particulière. C'est pourquoi je préfère laisser a ceux qui y ont vécu et qui ont déjà beaucoup contribué à notre ville, le soin de le faire et de reconsidérer la valeur de cette ville.

Je me contenterai d'écrire

Posté à 17:12, 3/12/2007

Je me contenterai d'écrire, et surtout de mieux imaginer ce qu'était Oran, sa culture, son patrimoine, et sa poésie et ses hommes. Ahmed Wahby lui chantait, dès 1950, de la nostalgie. " Wahrân Wahrân tu pars en pure perte/Les gens valeureux t'ont quitté/Mais l'exil est dur et traître. Ahmed Wahby se souvient de l'évolution de sa ville sous la colonisation.
Fils de Dader qui fut membre du groupe "S'hab El Baroud" ou Banda Zahouaniya et que l'on croisait au café Bendouma dans le quartier de M'dina Jdida, Ahmed Wahby va trouver sa vocation de chanteur à travers le réseau du scoutisme et notamment avec la création en 1937 du groupe de scouts musulmans d'Oran - En-Najah" - dont il fera partie avec Hamou Boutlélis et Kada Mazouni.
Blaoui Houari, né en 1926 à Oran, est considéré par les chanteurs d'Oran moderne comme un véritable précurseur. C'est textes bédouins et populaires de l'Oranie, l'accordéon impose petit à petit ses sonorités aux oreilles des jeunes Oranais musulmans. Blaoui Houari, traînait dans le café de son père, au coeur de l'actuelle Mdina Jedida, le quartier arabe à l'époque coloniale.
Le cœur des oranais battait à l'unisson avec cette musique régionale et populaire

Tous les quartiers d'Oran

Posté à 17:10, 3/12/2007

Tous les quartiers d'Oran conservaient une histoire. Comme chacun d'entre nous.
Comment la définir, où commençait-elle ? Où finit-elle ?).
« Il y a des moments, dans la vie ( ), où se taire devient une faute et parler une obligation. .
Un devoir civil, un défi moral, un impératif catégorique auquel on ne peut se soustraire.»

www.ness-wahran.org

Posté à 17:10, 3/12/2007


amitiè et sagesse

Posté à 12:07, 3/12/2007

Ô mon Dieu, aie pitié de moi, toi le Généreux ;
mon exil, qui a trop duré, ravive mes blessures.
Séparé de mes amis, des larmes coulent sans cesse de mes yeux.
Le destin fut cruel en dispersant le cercle d'amis.
C'est la nature du destin de s'accomplir, dut-il prendre un long délai.
Quémandant humblement aux seuils des maisons,
les larmes aux yeux, j'attends la promesse de mon préféré.
Ils n'eurent un mot ni pour me congédier, ni pour me répondre.